Parade : Cocteau raconte
Jean Cocteau raconte la création du ballet Parade, il évoque Erik Satie, Picasso et Diaghilev.
Henri Busser nous parle de Satie et d’autres musiciens
Henri Busser, compositeur né en 1872, à eu pour professeur César Franck et Gabriel Fauré, il devient plus tard chef d’orchestre avec Debussy. Il obtient le Prix de Rome en 1893. Rencontre Charles Gounod, André Messager et bien d’autres musiciens important, il eu plus tard comme élève Henri Dutilleux et Tomojirô Ikenouchi.
Il nous parle ici d’Erik Satie qu’il a vu faire “sensation” en jouant son “Morceau en forme de poire” au conservatoire et considère notre musicien comme étant amusant et plein d’esprit parlant souvent politique, pardonnons Henri Busser par son âge avancé (100 ans) de confondre Mantes (qui était jolie) et Arcueil-Cachan.
France Culture diffuse une émission consacrée à Satie
Dans l’émission “Vendredi de la musique” France Culture a diffusé le 08 janvier 2010 une émission consacrée à Satie, des témoignages et de nombreux extraits musicaux et pour invité principal, Jean–Pierre Armengaud à l’occasion de la sortie de la biographie de Satie chez Fayard.
Ecoutez l’émission :
Erik Satie et le Groupe des Six en vidéo
Voici un extrait du DVD “Les heures chaudes de Montparnasse” avec sans doute les meilleurs témoignages filmés de ceux qui ont connus Erik Satie.
On peut y voir Jean Cocteau, Georges Auric, Francis Poulenc, Pierre Bertin, Germaine Tailleferre, Virgil Thomson, Darius Milhaud et d’autres.
Voir les vidéos, ci-dessous :
André Breton se souvient de Satie
Satie a bien voulu dire que le piano : voilà qui me met à l’aise, moi brouillé de naissance avec la musique instrumentale. Je regrette d’autant plus d’avoir compris trop tard, après sa mort, l’être de haute exception qu’il fut et qu’un rideau d’épines – sa malice, ses tics étudiés – me voilait.
Tout ce que rapportent de lui Robert Caby et Pierre-Daniel Templier est pour me le faire aimer sans mesure. Le passage du XIXe au XXe siècle n’a déterminé aucune évolution d’esprit aussi captivante que celle de Satie. Tendue entre ces deux points extrêmes, les mystiques et Platon, durant trente ans la fatalité de l’esprit moderne a été de faire vibrer cette corde à l’unisson de celles de son compatriote Alphonse Allais et, plus encore, d’Alfred Jarry.
Nulle plus haute école de liberté à l’égard de toutes les conventions, nul sourire plus espiègle et, en fin de compte, si poignant par dessus le gouffre intérieur, de l’espèce le plus noir, duquel s’échappe la nuée de ces dessins et inscriptions calligraphiées en pleine solitude – “Tout en fonte”, à la fois si drôles et si inquiétants – qui attendent depuis longtemps un inventaire complet et une analyse rigoureuse.
Transcription d’un manuscrit autographe d’André Breton de 1955
Source : Archives Erik Satie de l’IMEC.
Le site de Fabrice Pascaud consacré à André Breton : Arcane 17
Blaise Cendrars parle de Satie
Le poète et écrivain Blaise Cendrars nous parle de Satie dans un documentaire sonore de qualité moyenne mais très intéressant.
Encore merci à Fabrice Pascaud et son site.
Satie toujours très propre.
Extrait de l’autobiographie d’Henri Sauguet “La musique, ma vie”, que je vous recommande de lire.
Il n’avait pas d’eau dans sa chambre (Arcueil) jamais on ne l’a vu prendre de l’eau au robinet qui se trouvait en bas de l’immeuble, et pourtant il était d’une propreté parfaite, habillé comme pour une cérémonie : col à coins cassés, chapeau melon, parapluie et pardessus quand c’était nécessaire, extrêmement correct. Un jour que, devant lui, je me lavais les mains avec le savon approprié :
« Vous utilisez cette horreur ! Me dit-il courroucé. Si vous saviez avec quoi c’est fait ! Du suif, des déchets humains, ignoble, c’est une horreur. »
Quand, malade, il dut être hospitalisé à l’hôpital Saint-Joseph, il apporta avec lui comme nécessaire de toilette une pierre ponce et une brosse en chiendent. Il prétendait nettoyer visage et corps de la sorte, avec sans doute sa salive, comme les chats auxquels il ressemblait par attitude à la fois contemplative, feutrée et capricieuse.
Autre passage de cette autobiographie :
Correspondance avec Valentine Gross
Cette jolie réalisation vidéo montre une lettre écrite en septembre 1918 par Satie et envoyée à son amie Valentine Gross, on y voit sa plume (numérique) se déplacer sur le papier, cependant après le passage : où il gagnerait son pain il manque ces deux paragraphes
N’importe où. Les besognes les plus basses ne me répugneraient pas, je vous le certifie.
Voyez au plus vite : je suis à bout & ne puis attendre.
L’art ? Voici un mois ….
Picasso égoïste ?
De nombreux témoignages montrent souvent le caractère de Picasso assez orgueilleux, entretenant des rapports particuliers avec certains membres de sa famille, fort de sa position d’artiste connu et reconnu pourtant on a vu Picasso en 1925 se rendre à l’hôpital Saint-Joseph pour voir Satie alors très malade, et changer lui-même les draps humides de son ami.
Paulette Darty

Paulette Darty et Erik Satie en 1923
Si Suzanne Valadon a été la seule relation amoureuse connue de Satie, Paulette Darty chanteuse aurait pu devenir la compagne de Satie si celui-ci n’avait pas eu peur de devenir “cocu” selon ses propres mots. Satie lui a composé quelques titres et Paulette Darty chantera ….




